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SI LES PARENTS SAVAIENT.... JEUNES FILLES POURRAIENT

Mme Isabelle Falardeau est co-auteure du livre S’orienter malgré l’indécision publié aux Éditions Septembre en 1999. Ce livre, à l’usage des étudiants indécis et de leurs parents déboussolés, suggère les comportements à adopter par rapport à l’indécision dans le processus d’orientation scolaire. On y discute aussi des attitudes parentales négatives et positives et des relations à établir pour dénouer la crise.
Dans ce livre, on retrouve également les six dimensions de l’identité selon M. Holland qui sont fréquemment utilisées dans les écoles pour aider les élèves à s’orienter. Comme le précise Mme Sylvie Barrette, chacune des dimensions de l’identité de M. Holland dispose d’un trait de personnalité fort utile en sciences. Un investigateur a de nombreuses aptitudes en sciences et technologies par sa curiosité intellectuelle, son esprit de synthèse et son sens critique. Il en est de même pour les autres dimensions : le réaliste par son sens de l’observation, l’entreprenant par son leadership, le conventionnel par son organisation, le social par son esprit d’équipe et l’artiste par sa créativité. Les gens qui évoluent dans le domaine des sciences sont donc de tous les profils, mais ceux que l’on retrouve le plus fréquemment sont les investigateurs et les réalistes. Leurs champs d’intérêts sont les mathématiques et la manipulation d’instruments. Ils aiment également comprendre et résoudre divers phénomènes. De plus, se sentir à l'aise dans un milieu de travail le plus souvent masculin, avoir une bonne confiance en soi, aimer relever des défis, aimer travailler en équipe, avoir le sens de l’humour, être déterminée et persévérante, sont des atouts précieux pour les jeunes femmes qui désirent faire carrière en sciences et technologies.

Les dimensions de Holland peuvent également aider les parents à amorcer une discussion sur l’orientation scolaire. Le parent détermine les trois dimensions de Holland qui caractérisent le mieux son enfant. Par la suite, il invite le jeune à s’identifier à trois des six dimensions. Cette activité permet de savoir si la perception que l’enfant a de lui-même est la même que la perception que le parent a de son enfant et peut conduire à des discussions intéressantes.

Le parent qui désire aider sa fille à s’orienter par rapport à un type de profession se demande souvent si cette profession correspond aux compétences et aux aptitudes de sa fille. Sylvie Barrette nous rappelle que les emplois reliés au domaine scientifique sont méconnus aussi bien par les jeunes que par les parents. Il est possible d’obtenir de l’information auprès des conseillers en orientation. Ceux-ci possèdent, entre autres, les logiciels Repère et Choix et des monographies sur les professions. De manière générale, on peut dire qu’une personne qui travaille en sciences améliore la condition de vie de la population par l’analyse de situations, la résolution de problème, la recherche, l’élaboration de normes, de devis, de plans, la conception de machines, d’équipements et la gestion de projets (planifier l’échéancier, les ressources humaines, les ressources matérielles et gérer le budget). Les principaux secteurs d’activité des ingénieurs sont l’exploitation des ressources naturelles, la recherche et le développement, les usines de fabrication, la construction d’infrastructures, la consultation, l’enseignement, la représentation technique, les gouvernements, la santé et les services sociaux.

Les conditions d’admission à l’université, dans le secteur des sciences, sont assez diversifiées. À l’occasion de son travail, Isabelle Falardeau a rencontré de nombreuses filles étudiant en sciences au cégep. La plupart d’entre elles sont curieuses, persévérantes et perfectionnistes. Elles partagent un plaisir de découvrir et de comprendre. Mme Falardeau mentionne que ces étudiantes ne terminent pas toutes leur DEC en quatre sessions. Il est possible de "prendre son temps" au cégep. Pour presque tous les programmes, cela ne compromet pas leurs chances d’être acceptés à l’université.

Dans le livre S’orienter malgré l’indécision , on trouve la typologie de l’adulte. Cette typologie est divisée en deux sections : la première (1 à 8) regroupe les réactions qui ont tendance à nuire dans la prise de décision, tandis que la deuxième (9 à 13) présente les réactions qui favorisent ce processus en diminuant l’anxiété chez les jeunes.

Profils des parents qui ont tendance à nuire à la prise de décision :
1
Le décrocheur. Ce type de parent fait augmenter l’anxiété du jeune rapidement par son manque d’implication. Une de ses phrases typiques est «je ne connais rien là-dedans». Au moins 85 à 90 % des jeunes parlent d’orientation avec leur parent. Il apparaît donc nécessaire d’échanger avec eux.
2
Le projecteur. «Il fait porter ses valises à son enfant». Puisque le parent a énormément d’influence sur le choix de carrière des jeunes, ce type de parents fait des ravages si l’enfant n’a pas la force de caractère d’affirmer sa divergence d’esprit.
3
Le couveur. Il démotive le jeune en le considérant incapable de prendre lui-même sa décision. L’enfant baisse les bras car le parent veut résoudre ses problèmes d’orientation à sa place.
4
Le gladiateur. Ses paroles sont «Qu’est-ce que tu attends pour te décider?» ou «Tu ne vas pas ENCORE changer d’idée!» Il faut prendre conscience qu’il est beaucoup plus difficile de choisir une carrière de nos jours et ne pas mettre de pression sur l’enfant.
5
Le marchandeur. Il exerce une pression financière en disant « Si tu vas à l’université, je vais t’acheter une voiture.»
6
L’éteignoir. Il critique l’opinion du jeune et abaisse ses aspirations scolaires. Il éteint chaque petite flamme qui luit dans ses yeux (sans toujours s’en rendre compte).
7 Le prédicateur. LUI, sait ce qui est BIEN pour son enfant.
8
L’observateur. Il se sent concerné par le choix de carrière de son enfant et il voudrait s’impliquer mais il a peur de mal l’influencer. Par son attitude effacée, c’est un des types de parents qui augmente le plus l’anxiété du jeune.
 
Profils des parents qui ont tendance à favoriser le processus de décision :
9 L’enquêteur. Il pose régulièrement des questions telle « As-tu décidé dans quel programme tu allais t’inscrire? » Il lui faut essayer de pas être trop enquêteur.
10
L’entraîneur. Il aide le jeune à se fixer des buts et à persévérer pour les atteindre.
11
L’organisateur. Il met le jeune en contact avec des professionnels et l’emmène à des activités en rapport avec l’orientation scolaire.
12
L’informateur. Il fournit de l’information à deux niveaux; sur le monde du travail et sur l’identité, car s’orienter, c’est transposer son identité en termes professionnels. Pour l’aider à revenir à ses intérêts premiers, ce parent rappelle au jeune ce que ce dernier faisait lorsqu’il était petit. En disant « Quand tu étais petit, tu attrapais les insectes et tu les observais pendant des heures », il reflète au jeune ses compétences, ses qualités et ses intérêts.
13
La figure de proue. Ce parent représente un modèle à suivre. Il parle avec enthousiasme et réalisme de son travail. Il sait équilibrer le travail, la vie familiale et les loisirs. Il transmet au jeune une image stimulante du travail en parlant des obstacles qu’il peut rencontrer et des solutions qu’il met en place.

Mme Barrette nous dresse un portrait un peu plus général des comportements parentaux. Nous pouvons résumer la situation en disant que les parents adoptent une attitude soit défavorable, neutre ou favorable à l’égard des filles et des sciences.

Les parents du profil défavorable adoptent des attitudes qui visent à décourager leurs filles d’aller vers une carrière scientifique et ils font preuve de discrimination à plusieurs égards. Ainsi :
  

14
Les tâches familiales varient selon le sexe de l’enfant. On demande aux filles de faire le ménage et aux garçons de tondre le gazon ou de passer la souffleuse. L’utilisation de ces appareils peut contribuer à développer le sens de la mécanique ou susciter un intérêt pour les activités plus techniques.
15
Les parents n’achètent pas le même type de jeux à leurs enfants. Les filles se font offrir des poupées et du maquillage, alors que les garçons reçoivent des jeux électroniques et de construction. Il faudrait intervertir les jeux pour permettre aux enfants des deux sexes de développer différentes aptitudes. 
16
Le choix des livres est aussi très différent : les filles héritent des romans d’amour et les garçons des livres de science-fiction qui ont l’avantage de développer la créativité et l’imaginaire. 
17
Pour les filles, les loisirs individuels sont privilégiés (ex. la gymnastique ou la danse) et les garçons sont inscrits à des sports d’équipe comme le hockey ou le soccer où ils développent en même temps l’esprit d’équipe et le sens de la compétition. 

Lorsque les filles ont la chance de pratiquer les activités habituellement réservées aux garçons, elles développent des habiletés et se découvrent des intérêts pour les sciences et les technologies. Les parents du profil défavorable ont malheureusement tendance à tenir un discours qui vise à décourager ou à surprotéger les filles, par exemple « C’est difficile d’intégrer les milieux masculins » ou « Tu devras étudier trop fort en science et en mathématiques ».

Les parents qui ont des pratiques neutres ne découragent pas, mais n’encouragent pas leurs filles à s’engager dans une carrière en sciences et technologies. Ils ne font rien, évitent le sujet et ne s’impliquent pas dans le processus d’orientation. Cette attitude est jugée également défavorable. Le fait de ne pas intervenir lors de plaisanteries sexistes est un exemple de pratique neutre. Cela peut conduire à ce que les jeunes garçons perpétuent les préjugés et que les filles perdent leur confiance en elles. Une autre des pratiques neutres est de ne pas faire de renforcement lorsqu’on voit une femme réussir dans un milieu scientifique. Les modèles ne sont pas très nombreux et il est bienfaiteur de les mettre en évidence.

Les parents ayant une attitude favorable encouragent les filles à s’engager dans des carrières scientifiques et se distinguent en :
  

18
suscitant la curiosité, la logique et l’apprentissage de la résolution de problèmes par des jeux, des casse-tête et des énigmes; 
19
renforçant la présence de modèles; 
20
effectuant des visites d’entreprises et de milieux scientifiques comme une centrale électrique, le Cosmodôme, le Planétarium ou un musée scientifique; 
21
s’abonnant à une revue scientifique comme Les Petits Débrouillards et Québec Sciences;
22
inscrivant leurs filles à des clubs scientifiques comme Les Scientifines et Folie Technique

Les conférencières invitées ont terminé leur exposé en suggérant des lectures destinées aux filles et à leurs parents. 

 

 

 

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